
Affaire des sondages de l’Élysée
Au terme du procès des sondages de l’Élysée, les avocats de la défense ont multiplié les plaidoiries autour du grand absent : Nicolas Sarkozy. Ses anciens collaborateurs affirment avoir agi dans le strict cadre de ses instructions, Claude Guéant étant présenté comme « l’ombre du chef de l’État ». Les conseils d’Emmanuelle Mignon et Julien Vaulpré contestent les amendes requises, tandis que l’avocat du sondeur Pierre Giacometti rappelle que ni Hollande ni Macron n’ont procédé à d’appel d’offres comparable. Le parquet, lui, fustige la banalité des prestations facturées 56 000 € par mois.
Ce procès ne juge pas seulement des contrats, il interroge la manière dont le pouvoir a façonné sa communication au sommet de l’État
Florence Rault, avocate de Patrick Buisson – le prévenu le plus exposé – dénonce une lecture rétroactive du droit et rappelle que, sous Sarkozy, de nombreux contrats étaient passés de gré à gré, tout en amorçant une ouverture au code des marchés publics. L’avocat d’Ipsos invoque, lui, une tradition historique de collaboration avec l’Élysée. Verdict attendu le 21 janvier.
- Droit:
- Pénal
- Mission:
- Défense pénale d’une personnalité politique
- Affaire:
- Affaire dite des « Sondages de l’Élysée »
- Source (libération):
- https://urlr.me/SQGfa9

